[LECTURE] Villani, V Susan, Cheryl K Olson, and Michael S Jellinek. “Media literacy for clinicians and parents.”

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[LECTURE] Villani, V Susan, Cheryl K Olson, and Michael S Jellinek. “Media literacy for clinicians and parents.”
Yann Leroux
15 mars 2016

 

 

VILANI et al font un tour d’horizon des effets des média sur les enfants. Ils partent du constante que les enfants sont confronté à un contexte différent de celui des générations précédentes. Ils sont entourés par la technologie et grandissent dans des familles monoparentale ou recomposées. Ce contact quasi-permanent avec les média nécessitent la construction d’une littératie médiatique.

Les auteurs font une revue de la littérature des effets des média sur le développement des enfants. Cela leur permet d’attitrer l’attention du lecteur sur le fait que cet effet est incontestable. La question est davantage de savoir ce que les média apprennent aux enfants, leur impact dans la vie des enfants, et la manière dont le temps passé auprès des média agit sur leurs apprentissages et leur socialisation.

Les effets des média dépendent de la littératie médiatique des enfants et de leurs familles définie comme la capacité à accéder, analyse et évaluer le contenu véhiculé par les média. Devant les média, la bonne attitude éducative n’est ni le laisser-faire ni l’embargo mais une évaluation correcte des capacités de l’enfant et des risques encourus au contact du média. VILANI et al. donnent en exemple le moment ou un enfant est autorisé à aller seul à l’école. Ce moment est évalué en fonction de la connaissance que les parents ont de leur enfant, mais aussi du quartier. L’autorisation est donnée en fonction des gains qu’apporte l’autonomie et des risques associés au comportement.

Les effets des média ne sont jamais univoques. Ils dépendent des interactions familailes. La télévision peut être utilisée pour rassembler les membres d’une famille autour d’un programme et pour alimenter des conversations. Elle peut aussi être utilisée pour éviter toute relation entre les membres d’une même famille. Elle peut amener des connaissances grace à des programmes éducatifs. Les programmes populaires sont aussi l’occasion pour les parents de partager des éléments de leur histoire ou de transmettre à leurs enfants l’Histoire avec un grand “H”.

La littératie numérique est une attitude active devant le média. Elle amène a se poser les questions suivantes : qui a créé ce contenu ? Dans quel but ? A qui est ce que le message profite ? Quelles techniques sont utilisées pour capter et maintenir l’attention ? Quels valeurs et points de vue sont présentés ? Qu’est ce qui n’est pas présenté ? Comment des personnes différentes pourraient interpréter le message ?

Cette littératie est fonction de l’âge de l’enfant. Jusqu’en sixième, il est en effet difficile à l’enfant de produire un raisonnement sur les média auxquels il est confronté. Le travail des parents de la naissance au collège est donc de filtrer les contenus qui parviennent jusqu’à l’enfant  A l’adolescence, les enfants commencent à maîtriser les abstractions. C’est à ce moment qu’il deviennent capables d’analyser le contenu qui leur est présenté dans les média.

.L’étude décrit plusieurs familles : 1) les retranchés qui tentent d’éviter tout contact entre les média et leurs enfants; 2) les enfants phobiques qui utilisent les média en substitut de relations en face à face; 3) les enfants THDA et 4) les enfants qui présentent des troubles du développement qui utilisent souvent les média pour occuper leur temps libre et qui risquent des développer des intérêts obsessionnels pour un média

Quelques conseils sont donnés aux parents et aux professionnels. Ceux ci sont encouragés à comprendre les systèmes de notation des média et à maîtriser les systèmes de contrôle. Les professionnels sont encouragés à prendre connaissance des recommandations de différentes associations. Les psychologues, les travailleurs sociaux et les pédiatres américains ont publié différentes recommandation. Celles ci considèrent généralement qu’il faut limiter le temps de contact avec les média, décourager la télévision pour les enfants de moins de deux ans, contrôler les programmes vu par les enfants et les adolescents, leur proposer des programmes de qualité et encourager les activités alternatives comme la lecture, les sport ou les jeux de plein air.

L’article s’inscrit dans un contexte de recherche dominé par l’inquiétude Les relations entre les enfants et les média ont toujours fait l’objet de recherches soupçonneuses. Comme la télévision il y a quelques années, l’effet des jeux vidéo sur les comportements agressifs, l’image de soi et la sexualité a fait l’objet de nombreuses recherches. Pour les deux média les résultats sont similaires. Les effets ne sont jamais directs mais dépendent du contexte familial dans lequel le média est reçu. Un média non critiqué a de grandes chances d’avoir plus d’influence sur un enfant qu’un média qui a été discuté en famille
SOURCE

Villani, V Susan, Cheryl K Olson, and Michael S Jellinek. “Media literacy for clinicians and parents.” Child and Adolescent Psychiatric Clinics of North America 14.3 (2005): 523-553.

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